Cela ne fait que quarante ans que l’on a découvert le trouble de la latéralité, et pour beaucoup de gens et de professionnels de la santé, il reste un trouble assez méconnu. Cette méconnaissance se traduit par le fait que les familles dont un membre souffre de cette pathologie arrivent généralement dans notre centre après un périple épuisant et infructueux qui les a fait passer par divers orthophonistes, consultations psychiatriques, psychothérapies et, dans de nombreux cas, après avoir contraint l’enfant ou l’adolescent à suivre un nombre excessif de cours de soutien ou l’avoir mis dans un établissement scolaire moins exigeant du point de vue pédagogique.

On prend souvent les enfants à latéralité hétérogène ou croisée pour des enfants paresseux et/ou à faible capacité cognitive. Les jeunes et les adultes atteints de ce trouble présentent souvent un tableau marqué par la dépression, le stress et l’anxiété car ils pensent, à tort, que leurs problèmes sont dus à une raison psychologique ou psychiatrique. Si la question de la latéralité n’est pas traitée comme il le faut, ce tableau s’aggrave et se détériore avec le temps.

 

Le test de latéralité : la moitié du travail est faite

Effectuer un test de latéralité complet – main, œil, jambe statique, jambe dynamique, motricité faciale, cervicales et oreille – débouchant sur un diagnostic précis et bien circonscrit à chaque cas équivaut, comme nous avons l’habitude de le dire au centre, à avoir fait la moitié de la thérapie vers le rétablissement. Par ailleurs, le fait de savoir enfin à quoi est due la pathologie allège énormément le mal-être accumulé chez le patient et chez les membres de sa famille. Une bonne analyse est l’étape qui précède le démarrage d’une thérapie appropriée à chaque personne ; ce traitement fait diminuer d’au moins 80 % le trouble, sans rechutes ultérieures.

 

Peut-on guérir d’un trouble de la latéralité ?

Oui. Le traitement fait diminuer le trouble d’au moins 80 % ; toutefois, il est plus habituel de parvenir à une guérison proche des 100 %. Étant donné qu’il s’agit d’un traitement neurophysiologique, il n’y a pas de rechutes. Ajoutons que, si le patient a des enfants plus tard, il ne transmettra pas son problème de latéralité à sa descendance. Le traitement qui, dans notre centre, est toujours personnalisé, est efficace chez les enfants et les adolescents tout comme chez les adultes et chez les personnes du troisième âge.

Avant d’entamer le traitement, il est essentiel d’avoir effectué un diagnostic détaillé qui va permettre de localiser les régions concernées, de mesurer dans quelle mesure elles sont atteintes, puis de déterminer les relations établies entre elles.

 

En quoi consiste la thérapie de latéralité et psychomotricité

Après avoir effectué le test de latéralité afin de détecter, comme nous le disions, les régions concernées, mesurer à quel degré elles sont atteintes et déterminer les relations entre elles, nous traçons un programme personnalisé d’exercices (thérapie psychomotrice), que le patient effectue au centre, sous notre direction et supervision. Ces exercices visent spécifiquement à stimuler les synapses, autrement dit les parcours neurophysiologiques qui activent le lobe cérébral correspondant à la latéralité pertinente. Le programme s’adapte donc constamment à l’évolution particulière de chaque patient.